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Les élus votent pour la Qualité de l’Air Intérieur (QAI) : face à l’enjeu de santé publique, ils passent à l’action !

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Les élus votent pour la Qualité de l’Air Intérieur (QAI) : face à l’enjeu de santé publique, ils passent à l’action !

Dans les bâtiments publics, et en particulier dans les écoles, la Qualité de l’Air Intérieur (QAI) est un facteur clé de santé, de concentration et de bien-être pour celles et ceux qui les fréquentent. Longtemps sous-estimée, elle s’impose aujourd’hui comme un véritable enjeu de santé publique pour les collectivités. Avec un message commun : bien ventiler les bâtiments publics, c’est investir durablement dans la santé des enfants et dans le patrimoine communal. Quatre élus engagés nous partagent cette prise de conscience progressive et leurs projets concrets.

Thierry Favreau, maire de Coëx (85) : « La QAI a un impact direct sur le quotidien des élèves et des enseignants »

En tant qu’élu de terrain, que représente pour vous la QAI ?

Thierry Favreau : « La QAI est un enjeu très important, notamment dans le milieu scolaire. Pour les enfants, le renouvellement de l’air est essentiel. On se rend compte que c’est un sujet qui a longtemps été peu connu, mais qui a un impact direct sur le quotidien des élèves et des enseignants. Dans une salle de classe, si l’air n’est pas renouvelé correctement, cela se ressent très vite sur le confort et l’attention. »


Concrètement, qu’avez-vous mis en place dans les écoles de votre commune ?

Thierry Favreau : « Dans nos établissements scolaires, nous avons installé un système de VMC double-flux avec un renouvellement de l’air permanent. Ce système est contrôlé tous les ans. Nous avons connu la situation avant les travaux et après la rénovation, et la différence est très nette. Les enseignants voient immédiatement l’amélioration, notamment sur la concentration des élèves. Les parents nous disent aussi que leurs enfants vont mieux, qu’ils sont moins fatigués et qu’ils n’ont plus de maux de tête en fin de journée. »

Au-delà de la santé, quels sont les bénéfices pour la collectivité ?

Thierry Favreau : « Une bonne ventilation, c’est aussi un investissement pour la durabilité des bâtiments. Grâce à un renouvellement de l’air maîtrisé, on limite la condensation, on évite les moisissures et les bâtiments vieillissent beaucoup mieux. Avec la VMC double-flux, on récupère une partie de la chaleur, ce qui permet de réduire les consommations énergétiques. Les moteurs consomment peu, et les gains sont réels. C’est un choix qui est bénéfique à la fois pour la santé publique et pour la gestion du patrimoine communal. »

Léandre Roumagnac, maire de Villariès (31) : « La QAI, c’est un investissement qui a du sens sur le long terme, pour la santé publique comme pour la qualité du patrimoine communal »

En quoi la Qualité de l’Air Intérieur (QAI) est-elle un enjeu pour votre commune ?

Léandre Roumagnac : « La QAI est un enjeu réel, notamment parce que les bâtiments sont aujourd’hui conçus pour être de plus en plus étanches afin de réduire les consommations d’énergie. Cette évolution impose de mettre en place des systèmes de ventilation adaptés, comme des systèmes de double-flux, pour maintenir une bonne qualité de l’air. Dans notre commune, nous sommes particulièrement attentifs à ce sujet pour les écoles, et en particulier pour les enfants en maternelle. »

Pouvez-vous décrire un projet mis en place en faveur de la QAI ?

Léandre Roumagnac : « Nous avons réalisé un groupe scolaire récent destiné aux maternelles, avec un système de renouvellement de l’air permanent. Le projet a été pensé dès le départ pour intégrer la QAI : ventilation double-flux, limitation des circulations internes pour réduire poussières et élévations de température, et installation de détecteurs de qualité de l’air. C’était un choix assumé dès la phase de conception, car nous considérons que la santé des enfants et des adultes doit être une priorité. »

Quel message souhaitez-vous adresser aux autres élus ?

Léandre Roumagnac : « La QAI passe encore trop souvent sous les radars. Beaucoup de personnes ne se sentent pas encore directement concernées. Pourtant, c’est notre santé qui est en jeu au quotidien. J’encourage les élus à intégrer cette problématique aussi bien dans les projets neufs que dans la rénovation de bâtiments existants. C’est un investissement qui a du sens sur le long terme, pour la santé publique comme pour la qualité du patrimoine communal. »

Hélène Thévenin, maire de Choisey (39) : « Il y a encore beaucoup de travail de sensibilisation à faire auprès des élus »

La QAI est-elle un sujet identifié dans votre commune ?

Hélène Thévenin : « Oui, c’est un sujet important, notamment dans les bâtiments publics comme l’école. Mais, dans les petites communes, nous recevons énormément d’informations et d’obligations réglementaires, ce qui peut parfois rendre les choses complexes. On ne sait pas toujours ce qui est obligatoire, à quelle échéance et avec quels moyens financiers. À l’école de Choisey, nous pratiquons l’aération régulière des locaux, mais cela reste insuffisant sans une approche plus globale. » 

Selon vous, quels sont les bénéfices d’une bonne ventilation ?

Hélène Thévenin : « Une bonne ventilation permet avant tout de renouveler l’air dans les pièces, d’évacuer l’excès de CO₂ et de limiter la présence de microbes ou de moisissures. Cela a un impact direct sur la santé des personnes qui occupent ces bâtiments, mais aussi sur la bonne conservation des bâtiments eux-mêmes. Un air plus sain contribue à un environnement plus confortable et plus durable. »

Qu’attendez-vous d’un industriel de la ventilation pour mieux agir sur la QAI ?

Hélène Thévenin : « Ce que j’attends avant tout, c’est un accompagnement de terrain. Dans notre commune, nous avons des bâtiments anciens, parfois classés, avec des contraintes architecturales fortes. Il est essentiel que les industriels puissent se déplacer, voir les bâtiments, comprendre les contraintes locales et proposer des solutions adaptées. Il y a encore beaucoup de travail de sensibilisation à faire auprès des élus, car beaucoup, comme moi, sont informés sans pour autant avoir encore engagé d’actions concrètes. »

Stéphanie Baroin, maire adjointe chargée de l’enfance, de l’éducation et des finances à la Ville de Troyes (10) : « Nous attendons des solutions fiables, performantes et surtout adaptées aux réalités des collectivités »

Pourquoi la QAI est-elle, selon vous, un enjeu de santé publique ?

Stéphanie Baroin : « La QAI est un enjeu de santé publique majeur, car les voies aériennes sont le premier vecteur de transmission des germes. Le geste numéro un reste le renouvellement de l’air. C’est du bon sens, mais c’est aussi scientifique. Nous rejetons du CO₂ en permanence, et dans des espaces clos comme les salles de classe, l’air doit être renouvelé pour éviter l’accumulation de polluants, de particules ou de bactéries. »

Comment concilier performance énergétique et bonne QAI ?

Stéphanie Baroin : « C’est tout l’enjeu actuel des bâtiments publics. Plus on isole, plus les bâtiments deviennent étanches, ce qui est nécessaire pour réduire les consommations énergétiques. Mais cette étanchéité impose en parallèle des systèmes de ventilation performants. Sur certains projets récents, notamment dans les écoles, nous avons intégré des dispositifs permettant une circulation de l’air bien étudiée, afin d’éviter le stockage du CO₂ tout en limitant les pertes énergétiques. Il s’agit de trouver le bon équilibre entre efficacité énergétique et qualité de l’air. »

Qu’attendez-vous des industriels et des professionnels de la ventilation ?

Stéphanie Baroin : « Nous attendons des solutions fiables, performantes et surtout adaptées aux réalités des collectivités. Les projets sont très différents d’une commune à l’autre, en fonction de la taille, des bâtiments et des budgets. Il est important que les solutions proposées soient flexibles et qu’elles puissent s’intégrer facilement dans des projets neufs comme dans des rénovations. Il y a aussi un enjeu d’accompagnement et de pédagogie, pour aider les collectivités à mieux comprendre ces systèmes et à agir dans la durée. »