La ventilation, élément clé de toute rénovation de bâtiment
La rénovation d’un bâtiment représente une opportunité majeure d’améliorer sa performance énergétique et le confort de ses occupants. Pourtant, un élément essentiel reste trop souvent négligé : la ventilation. En France, plus de 70 % des logements existants présentent des systèmes de ventilation obsolètes, inadaptés ou défaillants, compromettant la qualité de l’air intérieur et l’efficacité des travaux d’isolation.
Ce guide technique s’adresse aux professionnels du bâtiment — ingénieurs, installateurs, architectes — confrontés aux défis spécifiques des projets de ventilation en rénovation résidentielle. Vous y trouverez les clés pour mener à bien vos projets : comprendre le cadre réglementaire applicable, identifier les contraintes du bâti existant, choisir la solution technique adaptée et garantir une mise en œuvre conforme aux règles de l’art.
Pourquoi moderniser la ventilation dans les bâtiments existants
L’amélioration de l’isolation thermique des logements, si elle n’est pas accompagnée d’une adaptation du système de ventilation, peut engendrer des désordres importants. Une enveloppe plus étanche limite les infiltrations d’air parasites qui assuraient auparavant, de façon non contrôlée, le renouvellement de l’air. Sans ventilation adaptée, l’humidité générée par les occupants — jusqu’à 12 litres d’eau par jour pour une famille de quatre personnes — s’accumule et provoque condensations, moisissures et dégradation des matériaux.

Moderniser la ventilation lors d’une rénovation répond à plusieurs objectifs :
- Préserver la qualité de l’air intérieur (QAI) : évacuation des polluants (CO2, COV, particules fines) et maîtrise de l’humidité
- Protéger le bâti : prévention des pathologies liées à l’humidité (moisissures, condensation, dégradation des isolants)
- Optimiser la performance énergétique : les systèmes modernes consomment moins et peuvent récupérer jusqu’à 95 % de la chaleur de l’air extrait
- Assurer la conformité réglementaire : respect des exigences de la RT Existant et de la RE2020 pour les extensions
Types de projets concernés : rénovation énergétique intégrale, remplacement de système obsolète, mise en conformité
Les interventions sur la ventilation en rénovation recouvrent plusieurs situations distinctes :
- Rénovation énergétique intégrale : dans le cadre d’une amélioration thermique complète (isolation des murs, remplacement des menuiseries, étanchéité à l’air), l’adaptation ou la création d’un système de ventilation performant est indispensable pour garantir la pérennité des travaux et le confort des occupants.
- Remplacement de système obsolète : les systèmes de VMC (ventilation mécanique contrôlée) installés avant les années 2000 présentent souvent des performances dégradées (moteurs énergivores, fuites, bruits excessifs). Leur remplacement par des systèmes de nouvelle génération améliore significativement l’efficacité et le confort acoustique.
- Mise en conformité normative : certains logements anciens ne disposent d’aucun système de ventilation mécanique. Leur mise aux normes est nécessaire pour respecter les exigences sanitaires et accéder aux aides financières.
- Traitement de pathologies : condensation récurrente, moisissures, odeurs persistantes signalent une ventilation défaillante nécessitant une intervention ciblée.
Cadre réglementaire et normes applicables
La réglementation française encadre strictement les travaux de rénovation touchant à la ventilation. Selon l’ampleur du projet, différentes réglementations s’appliquent.
Réglementation pour les bâtiments existants (RT Existant, élément par élément)
La Réglementation thermique des bâtiments existants (RT Existant) s’applique aux rénovations partielles ou aux travaux portant sur des éléments isolés. Elle impose des performances minimales pour chaque composant remplacé ou installé, sans exiger une approche intégrale du bâtiment.
Pour la ventilation, la RT Existant renvoie à l’arrêté du 24 mars 1982 modifié, qui définit les débits d’extraction minimaux selon le type et le nombre de pièces du logement. Ces valeurs constituent le socle réglementaire que toute installation doit respecter.
RE2020 pour les extensions et rénovations lourdes
Depuis le 1er janvier 2023, la Réglementation environnementale 2020 (RE2020) s’applique aux extensions de plus de 50 m² et aux rénovations lourdes soumises à permis de construire ou déclaration préalable. Cette réglementation introduit des exigences renforcées en matière de performance énergétique (indicateurs Bbio, Cep, Cep,nr) et d’impact carbone (Ic énergie, Ic construction).
Pour la ventilation, la RE2020 impose :
- Un contrôle de réception obligatoire des installations (protocole Promevent RE2020)
- Des mesures aérauliques aux bouches pour vérifier les débits
- La prise en compte de la consommation des auxiliaires de ventilation dans le calcul du Cep
Les équipements conformes RE2020 doivent disposer d’un Avis Technique valide délivré par le CSTB, attestant leur aptitude à l’emploi.
Normes de ventilation et débits minimaux
L’arrêté du 24 mars 1982 définit les débits d’extraction minimaux que toute installation de VMC doit pouvoir atteindre. Ces valeurs varient selon le nombre de pièces principales du logement :
| Pièces | Cuisine | SdB | Autre salle d’eau | WC unique | WC multiples |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 75 m³/h | 15 m³/h | 15 m³/h | 15 m³/h | 15 m³/h |
| 2 | 90 m³/h | 15 m³/h | 15 m³/h | 15 m³/h | 15 m³/h |
| 3 | 105 m³/h | 30 m³/h | 15 m³/h | 15 m³/h | 15 m³/h |
| 4 | 120 m³/h | 30 m³/h | 15 m³/h | 30 m³/h | 15 m³/h |
| 5 et + | 135 m³/h | 30 m³/h | 15 m³/h | 30 m³/h | 15 m³/h |
Exigences acoustiques : la NRA 2000 limite le niveau sonore généré par la ventilation à 30 dB(A) dans les pièces principales et 35 dB(A) dans la cuisine.
Les défis techniques de la ventilation dans le bâti existant
Contrairement à la construction neuve où le système de ventilation peut être intégré dès la conception, la rénovation impose de composer avec les contraintes du bâti existant.

Contraintes architecturales et adaptation aux configurations existantes
L’installation d’un système de ventilation en rénovation se heurte à de nombreux obstacles :
- Absence de combles ou d’espace technique : les logements en étage intermédiaire ou sous toiture-terrasse ne disposent pas toujours d’espace pour installer un caisson de VMC classique
- Impossibilité de passage des gaines : murs porteurs, dalles béton, hauteurs sous plafond limitées rendent difficile le cheminement des conduits
- Contraintes patrimoniales : dans les bâtiments classés ou situés en zone protégée, les interventions en façade sont strictement encadrées
- Présence d’installations existantes : réseaux électriques, canalisations, conduits de fumée peuvent compliquer le passage des nouvelles gaines
Conciliation entre qualité de l’air intérieur et maîtrise énergétique
Le renforcement de l’isolation et de l’étanchéité à l’air des bâtiments, s’il améliore la performance thermique, peut dégrader la qualité de l’air intérieur en l’absence d’une ventilation adaptée. L’enjeu est de trouver le juste équilibre entre :
- Un renouvellement d’air suffisant pour évacuer humidité et polluants
- Une limitation des déperditions thermiques liées à la ventilation
- Une consommation électrique maîtrisée des équipements
Les systèmes hygroréglables et double flux répondent à cette problématique en modulant les débits selon les besoins réels et en récupérant l’énergie de l’air extrait.
Gestion des réseaux aérauliques complexes
Le passage des gaines dans un bâtiment existant nécessite une étude approfondie des cheminements possibles. Les longueurs de conduits importantes, les nombreux coudes et les sections réduites génèrent des pertes de charge qui peuvent compromettre le bon fonctionnement du système. Le NF DTU 68.3 recommande de limiter les pertes de charge linéiques à environ 1 Pa/m dans les gaines principales. Un dimensionnement rigoureux, à l’aide d’outils comme PerformAir, est indispensable.
Diagnostic et stratégie d’intervention
Audit préalable : évaluation et détermination des besoins réels
Avant toute intervention, un diagnostic complet de l’installation existante et du bâtiment s’impose. Cette étape, trop souvent négligée, conditionne le succès du projet.
Le diagnostic doit couvrir :
- L’état du système existant : âge, type, état des composants (caisson, gaines, bouches), niveau sonore, consommation
- Les pathologies observées : condensation, moisissures, odeurs, traces d’humidité
- La configuration du bâtiment : présence de combles, possibilité de passage de gaines, contraintes patrimoniales
- Les besoins réels : nombre et nature des pièces, occupation, sources de pollution spécifiques
- Les mesures : hygrométrie ambiante, test de dépression/surpression, détection des mouvements d’air
Dimensionnement du système de ventilation adapté au bâtiment
Le dimensionnement d’une installation de VMC en rénovation suit une méthodologie rigoureuse :
- Calcul des débits réglementaires selon l’arrêté de 1982 et la configuration du logement
- Prise en compte du foisonnement (fonctionnement simultané ou non des bouches)
- Calcul des pertes de charge du réseau de gaines
- Sélection du caisson adapté (pression disponible, débit, niveau sonore)
- Pour le double flux : équilibrage des flux insufflé/extrait (soufflage à environ 90 % de l’extraction)
L’application PerformAir de Soler & Palau permet de réaliser ce dimensionnement de manière assistée, en intégrant les contraintes spécifiques de chaque projet.
Réhabilitation ou remplacement : critères de décision
Face à un système existant, la question se pose : faut-il le réhabiliter (remplacement partiel de composants) ou procéder à un remplacement complet ?
La réhabilitation est pertinente lorsque :
- Le réseau de gaines est en bon état et correctement dimensionné
- Les contraintes architecturales empêchent une refonte complète
- Le budget est limité, mais une amélioration significative est possible
Le remplacement complet s’impose lorsque :
- Le système est très ancien (plus de 20 ans), bruyant ou énergivore
- Le réseau de gaines est endommagé ou non conforme
- Les objectifs de performance (RE2020, amélioration significative de la QAI) l’exigent
- Le projet s’inscrit dans une rénovation intégrale
Problèmes courants et solutions
Humidité, condensation et développement de moisissures
L’humidité excessive est le problème le plus fréquemment rencontré dans les logements mal ventilés. Elle se manifeste par de la condensation sur les fenêtres, des traces d’humidité sur les murs, le développement de moisissures et une odeur de renfermé. Les causes sont multiples : activités domestiques (cuisine, douche, séchage du linge), infiltrations, mais surtout ventilation insuffisante ou inadaptée.

Les solutions passent par l’installation d’un système capable d’évacuer l’humidité produite tout en maintenant un taux d’hygrométrie confortable (40 à 60 %). Les systèmes hygroréglables, qui modulent automatiquement les débits en fonction de l’humidité ambiante, sont particulièrement adaptés.
Dégradation de la qualité de l’air intérieur
Au-delà de l’humidité, l’air intérieur concentre de nombreux polluants : CO2 issu de la respiration, composés organiques volatils (COV) émis par les matériaux et produits ménagers, particules fines. Dans les logements anciens, le radon peut également constituer un risque. Une ventilation performante permet de diluer et d’évacuer ces polluants, maintenant un air sain.
Nuisances sonores des installations vieillissantes
Les VMC anciennes sont souvent bruyantes : moteurs vieillissants, vibrations mal amorties, bouches d’extraction sifflantes. Ce bruit, source d’inconfort majeur, conduit parfois les occupants à couper le système, aggravant les problèmes de ventilation. Les systèmes de nouvelle génération, équipés de moteurs EC à très faible niveau sonore (moins de 30 dB(A) en pièces principales), résolvent ce problème.
Performance énergétique insuffisante
Une VMC autoréglable classique renouvelle l’air à débit constant, quelle que soit la présence des occupants ou l’humidité ambiante. Cette surventilation induit des déperditions thermiques importantes, particulièrement en hiver. Les systèmes hygroréglables et double flux permettent de réduire ces pertes de 15 à 25 % tout en maintenant une qualité d’air optimale.
Périmètre d’intervention : ventilation intégrale ou solution ponctuelle
Selon la nature des désordres et les contraintes du projet, l’intervention peut être intégrale (remplacement ou création d’un système complet de ventilation) ou ponctuelle (installation d’extracteurs individuels, traitement localisé de l’humidité). L’approche intégrale est généralement préférable pour garantir un résultat durable et homogène dans tout le logement.
Solutions techniques adaptées à la rénovation
Le choix du système de ventilation dépend des contraintes du bâtiment, des objectifs de performance et du budget disponible. Nous présentons ici les trois grandes familles de solutions adaptées à la rénovation.

VMC simple flux hygroréglable (OCTEO) : la consommation la plus faible du marché
La VMC simple flux hygroréglable représente le meilleur compromis entre performance, facilité d’installation et coût pour la majorité des projets de rénovation. Le principe : l’air neuf entre par des entrées d’air en façade (autoréglables ou hygroréglables selon le type Hygro A ou B), traverse le logement et est extrait par des bouches situées dans les pièces humides. Ces bouches modulent automatiquement leur débit en fonction du taux d’humidité ambiant.
La gamme OCTEO Hygro de S&P offre :
- Une conception ultra-compacte avec piquages orientables à 360° facilitant l’adaptation aux configurations existantes
- Des consommations électriques parmi les plus faibles du marché (6 à 13 WThC en version ECOWATT 2+)
- La conformité RE2020 et l’éligibilité aux CEE pour les versions ECOWATT 2+ et HP 2+
- Des bouches design extra-plates BDO avec un niveau sonore inférieur à 20 dB(A)
VMC double flux haute performance (DOMEO EVO) : la plus silencieuse de sa catégorie pour les rénovations intégrales
La VMC double flux constitue la solution optimale pour les rénovations lourdes où l’espace permet l’installation d’un réseau double (insufflation et extraction). Son échangeur à contre flux très haute efficacité récupère jusqu’à 93 % de la chaleur de l’air extrait, générant jusqu’à 25 % d’économies de chauffage.
La gamme DOMEO EVO se distingue par :
- Le plus faible niveau sonore de sa catégorie (< 20 dB(A) aux bouches)
- La conformité RE2020 grâce à une batterie de préchauffage clipsée sur le ventilateur (modèles 225 et 315)
- Une gestion automatique de la QAI par sondes AIRSENS (versions SERENITE)
- L’éligibilité aux CEE et MaPrimeRénov’*
Ventilation contrôlée par insufflation (PULSIVE FLAT) : traitement intégral de l’humidité sans réseau de gaines
Pour les bâtiments anciens où le passage de gaines est impossible ou trop complexe, la ventilation par insufflation offre une alternative efficace. Le principe est inversé : au lieu d’extraire l’air vicié, on insuffle de l’air neuf filtré et on tempère, créant une légère surpression qui chasse naturellement l’air vicié par les défauts d’étanchéité du bâtiment.
Le système PULSIVE FLAT présente des avantages décisifs en rénovation :
- Aucun réseau de gaines à prévoir : un seul point d’insufflation central suffit
- Traitement intégral de l’humidité : la surpression évacue efficacement l’humidité, le CO2, les COV et même le radon
- Installation ultra-simplifiée : caisson mural compact, filtration M5/F7, consommation de 4 à 8 W
- Efficacité prouvée : plus de 450 000 logements équipés, avis clients 4,8/5
Guide de sélection selon le type de rénovation
Le tableau ci-dessous synthétise les critères de choix selon votre projet :
| Critère | OCTEO HYGRO | DOMEO EVO | PULSIVE FLAT |
|---|---|---|---|
| Type | Simple flux hygroréglable | Double flux THR | Insufflation positive |
| Projet type | Remplacement VMC existante | Rénovation lourde, extension | Ancien sans combles, humidité |
| Réseau de gaines | Extraction uniquement | Double réseau requis | Aucun |
| Récupération chaleur | Non | Jusqu’à 95 % | Préchauffage batterie |
| Consommation | 6-13 WThC | 16-20 WThC | 4-8 W |
| Éligible aides | CEE | CEE, MaPrimeRénov’ | Selon conditions |
| Atout principal | Simplicité, coût | Performance max. | Sans travaux lourds |
Économie et aides financières
Coût d’un projet de rénovation de ventilation : postes de dépenses
Le budget d’un projet de rénovation de ventilation se décompose en plusieurs postes :
- Équipements : caisson, bouches d’extraction, entrées d’air, accessoires (gaines, raccords, silencieux)
- Main-d’œuvre : installation, passage des gaines, raccordements électriques
- Travaux connexes : percements, création de trappes d’accès, finitions
- Études et dimensionnement : diagnostic préalable, calculs aérauliques
Retour sur investissement et économies d’énergie
L’investissement dans un système de ventilation performant se rentabilise par les économies d’énergie réalisées. Une VMC double flux permet de réduire les déperditions thermiques liées au renouvellement d’air de 15 à 25 %. Le passage d’une VMC autoréglable à un système hygroréglable génère également des économies significatives en adaptant les débits aux besoins réels. Au-delà de l’aspect financier, la modernisation de la ventilation contribue à la valorisation du bien immobilier et à l’amélioration de son DPE (diagnostic de performance énergétique).
Aides financières à la rénovation de ventilation
Plusieurs dispositifs permettent de financer une partie des travaux de rénovation de ventilation :
- Certificats d’économies d’énergie (CEE) : les VMC hygroréglables et double flux éligibles permettent d’obtenir des primes auprès des fournisseurs d’énergie
- MaPrimeRénov’* : les VMC double flux sont éligibles à cette aide sous conditions de ressources et de performance
- Éco-PTZ : prêt à taux zéro pour financer les travaux de rénovation énergétique intégrale
- TVA réduite à 5,5 % : applicable aux travaux d’amélioration énergétique dans les logements de plus de 2 ans
Mise en conformité et accès aux aides financières
L’accès aux aides financières (CEE, MaPrimeRénov’, Éco-PTZ) est conditionné au respect de critères de performance et à la réalisation des travaux par un professionnel RGE (reconnu garant de l’environnement). Les équipements doivent disposer des certifications requises (Avis Technique, certification NF ou équivalent). Les gammes OCTEO ECOWATT 2+/HP 2+ et DOMEO EVO de S&P répondent à ces exigences. La TVA à 5,5 % est accessible dès lors que l’installation est réalisée par un professionnel (certification RGE non obligatoire pour ce dispositif).
Installation et mise en œuvre : bonnes pratiques
Les 5 erreurs techniques à éviter absolument
- Négliger le diagnostic initial : installer un système sans évaluation précise des besoins et contraintes conduit à des solutions inadaptées
- Sous-dimensionner ou surdimensionner le système : un système trop faible sera inefficace, un système trop puissant bruyant et énergivore
- Négliger l’étanchéité du réseau : des fuites dans les gaines réduisent les débits aux bouches et dégradent la performance
- Oublier l’isolation des conduits : les gaines traversant des zones non chauffées doivent être isolées pour éviter condensation et pertes thermiques
- Ne pas prévoir l’accessibilité pour la maintenance : filtres, moteur et bouches doivent rester accessibles pour l’entretien
Mise en œuvre des réseaux : étanchéité, isolation et accessibilité
La qualité de mise en œuvre conditionne la performance du système. Les points clés à respecter :
- Assurer l’étanchéité de tous les raccordements (utilisation de manchettes, colliers de serrage, mastic)
- Isoler les gaines traversant des volumes non chauffés (combles, vide sanitaire)
- Respecter les rayons de courbure minimaux des gaines flexibles
- Prévoir des trappes d’accès pour l’entretien du caisson et le changement des filtres
- Installer les bouches d’extraction selon les recommandations du fabricant (hauteur, distance aux obstacles)
Intégration discrète dans le bâti existant
Dans les bâtiments patrimoniaux ou les logements où l’esthétique prime, des solutions d’intégration discrète existent : caissons compacts à installer en faux plafond, bouches design, gaines plates pour passage sous plancher.
Le système PULSIVE FLAT, avec son caisson mural compact et sa bouche extra-plate, répond particulièrement à cette exigence.
Mise en œuvre réussie : méthodologie et cas pratiques
Méthodologie de projet en rénovation
Un projet de rénovation de ventilation réussi suit une méthodologie structurée :
- Diagnostic : état du bâtiment, système existant, pathologies, contraintes
- Définition des objectifs : conformité, performance énergétique, confort, budget
- Choix de la solution technique : type de système, gamme de produits
- Dimensionnement : calcul des débits, sélection des composants, tracé des réseaux
- Installation : mise en œuvre selon les règles de l’art et les préconisations fabricant
- Réception et réglages : vérification des débits, équilibrage, contrôle de réception si RE2020
- Formation et documentation : remise des documents techniques, explication du fonctionnement à l’utilisateur
Outils de dimensionnement : PerformAir et calculateurs
L’application PerformAir développée par Soler & Palau est le portail de sélection et de dimensionnement le plus complet du marché pour les VMC hygroréglables en logement individuel. Elle permet de concevoir, dessiner et dimensionner l’installation de manière assistée, en intégrant les contraintes RE2020 et les spécificités de chaque projet. L’outil propose également une « liste de courses » complète pour faciliter la commande des composants.
Cas pratiques : exemples d’installations réussies
Exemple 1 : Rénovation d’une maison des années 1980
Cyril Paulin et son épouse ont acquis une maison de plain-pied d’environ 100 m² restée dans son état d’origine depuis 50 ans. Dans le cadre d’une rénovation intégrale financée par MaPrimeRénov’*, incluant isolation en ouate de cellulose et remplacement du chauffage, ils ont intégré une VMC double flux DOMEO DHU. L’installation, réalisée en une journée dans le garage isolé pour faciliter l’entretien des filtres, a transformé leur quotidien : confort thermique homogène été comme hiver, filtration de l’air particulièrement appréciée dans la ville en cuvette sujette à la pollution, et fonctionnement parfaitement silencieux. La fabrication locale dans les Pyrénées et la garantie de 3 ans ont conforté leur choix.
Exemple 2 : Appartement ancien sans combles
Cédric Munschy habitait une maison traditionnelle de 75 m² sur deux niveaux souffrant d’un problème chronique d’humidité : condensation quotidienne sur les fenêtres, sensation de moiteur et impossibilité de faire passer des gaines au rez-de-chaussée. La solution Pulsive Roof, installée en une demi-journée dans les combles, a radicalement changé la situation. La légère surpression évacue efficacement l’humidité, tandis que la batterie électrique intégrée tempère automatiquement l’air en hiver. Résultat : plus de condensation, air agréable à respirer et système parfaitement silencieux. Fabriqué localement et garanti 7 ans, ce système confirme qu’une ventilation adaptée peut transformer le confort d’un logement ancien sans travaux invasifs.
Questions fréquentes sur la rénovation de ventilation
Quand faut-il remplacer un système de ventilation existant ?
Un remplacement s’impose lorsque le système a plus de 15-20 ans, présente un bruit excessif, consomme trop d’énergie, ou ne permet plus d’assurer une qualité d’air satisfaisante (humidité, odeurs persistantes). Un diagnostic professionnel permet d’évaluer précisément l’état de l’installation.
Quel budget prévoir pour moderniser la ventilation d’un bâtiment ?
Le budget varie selon le type de système et la complexité de l’installation. Comptez de 1 500 à 3 000 € pour une VMC simple flux hygroréglable posée, de 4 000 à 8 000 € pour un double flux, et de 1 000 à 3 500 € pour un système par insufflation. Les aides financières (CEE, MaPrimeRénov’*) peuvent réduire significativement ce coût.
Combien de temps dure l’installation d’une nouvelle VMC en rénovation ?
L’installation d’une VMC simple flux hygroréglable prend généralement une journée. Pour un système double flux, comptez 2 à 4 jours selon la complexité du passage des gaines. Un système par insufflation comme PULSIVE FLAT peut être installé en quelques heures seulement.
Peut-on installer une VMC double flux dans un bâtiment ancien ?
Oui, mais cela nécessite de l’espace pour le passage du double réseau de gaines (insufflation et extraction). Les combles ou un faux plafond suffisamment haut sont généralement requis. Des solutions compactes comme la gamme DOMEO EVO facilitent l’intégration.
Comment éviter les désordres lors du passage des réseaux ?
Une étude préalable du bâtiment est indispensable pour identifier les cheminements possibles sans affecter la structure. Le recours à des gaines flexibles et plates permet de s’adapter aux configurations contraintes. Les percements doivent être réalisés avec précaution, en évitant les éléments porteurs.
Quelles aides financières sont disponibles pour la rénovation de ventilation ?
Les principales aides sont les certificats d’économies d’énergie (CEE) pour les VMC hygroréglables et double flux, MaPrimeRénov’* pour les VMC double flux (sous conditions de ressources), l’éco-PTZ pour les bouquets de travaux, et la TVA à 5,5 % pour les travaux d’amélioration énergétique. Ces aides peuvent varier en fonction des régions (aides régionales) et des modifications de lois.
La ventilation est-elle obligatoire lors d’une rénovation ?
Si vous remplacez ou modifiez le système de ventilation existant, celui-ci doit respecter les débits minimaux réglementaires. Pour les extensions et rénovations lourdes soumises à permis depuis janvier 2023, la RE2020 s’applique avec ses exigences de contrôle. Dans tous les cas, une ventilation adaptée est indispensable pour la santé des occupants et la préservation du bâti.
Comment choisir entre VMC et ventilation par insufflation ?
La VMC (simple ou double flux) convient aux logements où le passage de gaines est possible. La ventilation par insufflation (PULSIVE) est la solution privilégiée lorsque l’installation de gaines est impossible ou trop complexe (appartement ancien, absence de combles). Elle est particulièrement efficace pour traiter les problèmes d’humidité.
Comment savoir si la VMC fonctionne correctement ?
Plusieurs signes indiquent un dysfonctionnement : condensation sur les fenêtres, odeurs persistantes, bruit excessif, filtre encrassé. Un test simple : placez une feuille de papier devant une bouche d’extraction — elle doit être aspirée et maintenue. En cas de doute, faites contrôler l’installation par un professionnel.
Quelle ventilation quand le logement est humide ou moisi ?
Les problèmes d’humidité chronique nécessitent une ventilation adaptée. Les systèmes hygroréglables, qui augmentent automatiquement le débit en présence d’humidité, sont recommandés. Pour les situations les plus graves, ou les bâtiments où la VMC classique est impossible, la gamme PULSIVE offre un traitement offre un traitement intégral efficace de l’humidité par insufflation positive.
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